Jennes Le Than Tan - Cocodo Restaurant

Age : 49 ans

Lieu de naissance : Hué

Lieu de vie : Hué

Etudes : Restauration 

Métier précédent : Brasserie Bocuse en tant que cuisinier

Secteur

Restauration

Création de l'entreprise

2005

Siège social

Hué

Notre premier entrepreneur français se situe dans la ville de Hué. C’est dans son restaurant, Le Cocodo Restaurant, que Jennes le Than Tan a pris le temps de répondre à nos questions et nous a beaucoup appris sur son métier et sur le Vietnam plus globalement. 

Arrivé au Vietnam en 2000 après avoir exercé et gravi les échelons de la restauration dans une brasserie de Bocuse à Lyon ou encore à la Voile rouge, c’est à Hué qu’il a décidé de lancer son affaire. Il a depuis bien diversifié son activité en se lançant dans l’import/export de textile et en aidant les orphelins vietnamiens par l’intermédiaire de financement d’établissements modernes d’accueil. 

Trouver un bon restaurant proposant de bons plats n’est pas une mince affaire au Vietnam. Il existe un grand écart entre les normes hygiéniques et celles occidentales. Ce n’est surement pas pour la viande locale que chaque année des dizaines de millions de touristes foule le sol vietnamien.  

La passion de Jennes pour la cuisine associée à une réelle volonté d’amener une qualité gastronomique encore inconnue l’ont poussé à créer son restaurant. Sa stratégie est simple et efficace, il se distingue de ses concurrents en misant sur la qualité de ce qui figure sur sa carte. En proposant des plats variés aussi bien typiques qu’atypiques et en choisissant bien ses fournisseurs pouvant être basés en Australie ou au Cambodge par exemple, il assure un nombre de couverts journaliers nettement supérieur à la moyenne.

 

Durant cet instant privilégié que nous avons pu avoir avec lui, il nous a confié d’autres facteurs clés de succès. Il a insisté notamment sur la formation du personnel étant donné que d’après lui au Vietnam elle n’est pas très performante et efficace. C’est pour cela qu’il forme lui-même ses employés et qu’il insiste sur la rigueur et le professionnalisme. Il a conscience qu’aujourd’hui la réputation du bouche à oreille et la e-reputation sont capitales pour assurer un CA satisfaisant. Une fois l’employé bien formé et fiable, il lui garantit un salaire nettement supérieur au salaire minium (80$ / mois). Selon lui, un employé sur cinquante est fiable au Vietnam, il fait donc en sorte de le garder via un salaire environ cinq fois supérieur au salaire minimum.

 

Il nous a aussi confié qu’il fallait bien s’entourer et que travailler avec des locaux est un avantage stratégique majeur pouvant empêcher de commettre des erreurs négatives pour le business. On ne fait pas des affaires au Vietnam comme on fait en France ou au Japon. Chaque pays a ses coutumes et traditions, c’est en s’entourant de locaux qu’on s’imprègne de ces spécificités vitales pour un business viable.

 

Jean Vellutini 

© 2019 by Asiankeys 

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